Un été en 36 poses

cover

Cet été, j’ai laissé mon Fuji à la maison. Cela fait plusieurs mois que dans mon sac, je retrouve plus de Portra 400 que de cartes SD. Je me suis dit, pour nos vacances, ralenti, soi présent et profite. Un peu avant l’été, j’ai investi dans un point & shoot. Je voulais quelque chose de facile, quelque chose qui tienne dans la poche. J’ai trouvé mon bonheur sur les ateliers de Marinette, petite boutique vintage installée à Lyon mais aussi dans les célèbres internets. Mes oeufs se battent pour de l’espace avec des pellicules 35mm maintenant. Dans ma poche, un olympus XA.

Début juillet, on part en direction des Vosges, que nous n’atteindrons jamais. Calmement, je documente notre petit road trip armé de ce 35mm qui est incroyablement simple et discret. Je surexpose mon portra 400 en l’exposant comme du 200, comme lu en ligne. Au retour, j’envoie impatiemment les pellicules chez Nation Photo, je reçois une photo d’un ami quand il reçoit l’enveloppe. Une semaine plus tard, un email avec un lien WeTransfer. Je télécharge les photos et les regarde. Quel plaisir de revivre ces moments quelques semaines après.

Je continuerai à ne capturer des instants que sur de la pellicule tout le reste de l’été. Entre la visite des amis et de la famille, un peu d’iPhone et quelques shots au Fuji quand même. Cela me mène à me poser des questions sur l’utilité future de cet appareil sophistiqué qui prend trop de place et un peu la poussière. Je réduit mon kit, réfléchis encore. Je pense bien le vendre bientôt, repasser à un setup plus minime. Une photographie plus lente, moins parfaite. Moins de pression que je me mettais moi-même. Une réinvention personnelle. Je me revois avec mon Fuji X100 dans les rues de San Francisco. Un kit totalement minimal.

Je découvre la chaîne Youtube de Matt Day qui parle de “Document your life”. Cela colle complètement à mon approche. Je découvre Kevin Russ et adore son approche. Voir ce qu’il fait de photos à l’iPhone, c’est juste magique. Je tombe sur les visions nomades de Ryan Tatar au Leica M6 et je suis envouté par son approche. Et je me souviens de ce côté nostalgique de la photo, de ces couleurs, de ce grain. C’est sûr, cette expérience va se poursuivre.

Partagez moi vos photos préférées de l’été.

📸 journal ✧ 2 septembre 2020

Un peu de lecture salée

J’adore lire. Je voyage beaucoup par la simple lecture. Je me motive à faire et me surpasser rien qu’en lisant. J’ai lu de chouettes livres sur le surf avant de m’y mettre. Ces livres m’ont poussé à l’eau. Je me suis dit que vous faire une petite note sur deux de mes favoris vous ferait plaisir. C’est l’été, on a tous besoin d’un bouquin à mettre dans le sac pour ces vacances au jardin.

In waves - AJ Dungo

In waves

Un roman graphique frais et beau. Une magnifique histoire de surf et de deuil. On y parle de comment supporter la perte d’un être qui nous est cher. Le surf comme métaphore. Les vagues vont et viennent, le but c’est de rester debout et de ne pas se laisser emporter. AJ Dungo intègre intelligemment une petite histoire du surf dans l’histoire de sa relation avec Kristen et son combat du cancer.
Les couleurs sont celles de l’eau, de l’océan mais aussi de la nostalgie. Son dessin vous emporte facilement dans les vagues.

Jours barbares - William Finnegan

Jours barbares

Une super biographie qui nous fait voyager de à travers le monde. Une chasse aux vagues à laquelle nous invite William Finnegan. Son portrait nous permet d’entrevoir une vie différente des envies standards de ce monde. Une vie pleine de passion racontée de manière intimiste. Une de ces histoires qui m’a tant donné envie de me lever tôt, de mettre la planche sur la voiture et d’aller attraper des vagues. Le temps d’un livre, j’ai fait le tour du monde. Même si le monde a totalement changé entre-temps. Je m’y suis vu. C’est ce genre de bouquin. On comprend pourquoi il a eu le prix Pulitzer. J’ai même envie de le relire en français.

Voilà, c’était court mais j’espère toujours ne serait-ce inspirer que l’un de vous. Si vous me lisez :)

journal ✧ 1 août 2020

Se mettre à l'eau

Une histoire de nose et de tail.

Yannick et Tom

J’en ai lu des livres d’océan, de marées, de surf. J’ai admiré les vagues de Tehaupoo et me suis quasi brûlé les pieds sur son sable. J’ai observé depuis la côte ces hommes et femmes domptant les vagues, où plutôt des vagues laissant ces hommes et femmes glisser sur elles. Je m’y suis vu. J’en ai rêvé. Encore plus depuis que nous sommes installés si près de l’océan. J’ai finalement enfilé cette seconde peau de néoprène. J’ai mis de la crème solaire sur le nez, le visage et la nuque. Et je suis rentré à l’eau avec cette board de 8 pieds.

Tout a commencé samedi matin avec Cloé qui m’annonce que l’après-midi, Tom et moi aurons notre premier cours au Dossen, avec l'école de Surf du Léon. Je suis nerveux mais surtout excité et impatient. Cette combinaison, je viens de la recevoir. Elle est comme neuve et je ne l’ai enfilée qu’une fois à la maison pour l’essayer. Est-ce que j’aurais voulu attendre plus? Pas du tout, cela fait deux ans que j’attend ce moment.

On arrive au Dossen, j’enfile ma combi, je rencontre JB, il me tend une planche. Il nous donne les recommandations de base, nous explique les bases et nous laisse nous débrouiller à l’eau. Je regretterai ne pas avoir pensé à la crème solaire. On ne fait cet oubli que une fois.

Je dois avouer que ces deux premières sessions ont été plutôt laborieuses. Je ne trouve pas toujours mon équilibre, mon corps fatigue, je bois la tasse. Mais une chose reste, l’envie de remonter sur la board. Je me lèverai quelques fois mais finirai assez vite sous l’eau. Qu’à cela ne tienne, on reviendra vite.

Mercredi, les conditions sont top. J’ai pris ma matinée au boulot. Je ne veux pas rater ça. On est un plus petit groupe. On retourne à l’eau. Je trouve mon équilibre et profite un max. J’arriverai à bien prendre quelques belles vagues. Je ferai quelques beaux plongeons, et ferai rire Cloé qui verra ma planche s’envoler.

Tom progresse super bien. Même sans lunettes, je le vois glisser tranquillement debout sur sa planche. Il se retourne, je distingue un sourire de loin et je lui répond, en tendant le pouce vers le haut. Il me dira le nombre de vagues prises. Monsieur a compté.

Quels moments. Je n’ai qu’une hâte, y retourner. Cinq leçons de prévues et on ne compte pas s’arrêter là. Je ne sais pas quelle sera la suite mais elle se passera clairement dans l’eau. Je vais devoir trouver une combi pour Tom, des planches en mousse pour nous deux. Trouvez des spots pour débutants, etc. N’hésitez pas à partager vos recommandations sur 🐥 Twitter ou autres.

Pour plus d’infos sur le Surf dans le Léon:

journal ✧ 26 juin 2020

Café sur glace

Le printemps s’est bien installé, le soleil est de retour. La saison des pieds nus a commencé. Avec celle-ci, une de mes habitudes de beau temps. Une technique proche du coldbrew mais beaucoup plus rapide. Le Japanese iced coffee. Je ne suis pas sur du nom mais c’est souvent sur une telle dénomination que je l’ai vu. Perso, j’appelle cela le “pour over on ice”. Ca fait un peu plus Disney on Ice.

La recette

  • 200g de glaçons
  • 250g d’eau à 90C
  • 30g de café moulu un peu plus finement que pour un pour over
  • Le matos de base, perso, c’est la kalita
  • Une envie de café glaçé
preparation
  1. Mouillez le filtre au dessus de l’évier pour éviter de verser et chauffer votre récipient.
  2. Mettez les glaçons dans la jarre
  3. Faites votre technique favorite de pour over. Perso, 30sec de bloom avec environ 60g d’eau puis le reste doucement en petits cercles
  4. Écoutez les glaçons craquer pour vous
  5. Dégustez
  6. Laissez les glaçons fondre, re dégustez
Le resultat

Voilà, c’est aussi simple. C’est un de mes plaisirs quotidiens durant le printemps et l’été. J’ai aussi ressorti ma Rancilio Silvia, attendez-vous à une recette de glace au lait et une d’Affogato.

J’espère que cette recette vous plaira. En parallèle, je refais du café dans le van en chillant sur les côtes bretonnes quand c’est possible. Je vous en parlerai aussi bientôt.

☕️🧊 journal ✧ 25 mai 2020

Les essentiels du (dé)confinement

C’est trop tard, mais j’ai quand même envie de partager avec vous ces quelques choses qui m’ont bien aidé durant cette période étrange. Non cela ne sera pas une liste d’anxiolytiques. Trop d’effets secondaires pour moi au final. J’ai testé pour vous, enfin surtout pour moi et je ne suis pas plus fan que ca. Alors sans plus attendre, mon top 5.

Une casquette

Oui, aussi simple que cela. Pas de coiffeur, donc cheveux qui poussent et qui ressemblent plus à rien. Abandon capillaire décidé. Le meilleur moyen de cacher cela, un couvre chef. J’ai donc posé quasi chaque jour cette casquette qui vous rappelle de supporter la nourriture bio! Élégant et porteur de message. Tout moi. Bon c’est clairement pas ce qui m’a permis de passer du bon temps durant ces quelques semaines.

Un journal et un bon stylo bille

totebook et stylo

C’est une pratique que j’ai commencé depuis un moment. D’abord par souci de productivité en adoptant le bullet journaling. J’en garde une version minimale qui marche pour moi et qui est plus un aide mémoire qu’un outil de productivité à l’heure actuelle. J’écris aussi tous les jours mes états d’âme et des notes sur mes journées. Le soir, je confie, soit au journal, soit à Tom, les 3 choses positives de ma journée. Quelle que soit la journée, je finis toujours par trouver des petits moments de joie, de quiétude ou d’amusement. Cette partie là m’a vraiment aidé durant ces temps où le moral pouvait être une vraie girouette.

  • Mon journal du moment: Le totebook de Studio Neat. Plus fin qu’un Moleskine ou un leuchtturm1917, son papier est vraiment agréable et le dot plutôt qu’un quadrillage est parfait pour ma pratique.
  • Stylo du moment: Le Mark One de Studio Neat. Il tient bien en main, tout en métal. Une pointe 0.6 bien plaisante sur le papier.

Beaucoup de lecture

Quoi de mieux pour se changer les idées que une bonne lecture. J’avais des magazines en retard et une liste de lecture à rallonge. Je l’ai d’ailleurs jetée et recommencé une nouvelle sur goodreads. Je vais juste parler de deux choses

Beside magazine

J’ai enfin fini leur dernier volume. Il était sur ma table depuis un moment. Si vous ne connaissez pas et n’avez pas lu d’autres articles dans le coin, Beside a pour but de reconnecter l’humain à la nature. Ce dernier volume parle des risques que nous sommes prêts à prendre pour nos convictions. Un vrai régal.

Ils ont aussi publié une belle liste de “lettres de quarantaine” qui permettent de jeter un autre regard sur ces moments.

J’ai aussi pris le temps de relire ce hors-série un peu spécial sur notre rapport à la technologie qu’ils ont sortis l’an passé. Je revisite souvent mon rapport aux écrans. Je pense que je suis un addict et que je dois faire vraiment attention de ne pas utiliser les écrans pour consommer sans modération.

Je me réjouis de lire leur prochain volume sur les communautés.

How to do nothing: Resisting the attention economy

kindle

Je suis venu sur ce livre après lecture de bouquins sur le digital minimalism. Et bien je n’ai pas été déçu. En fait, ce livre n’est clairement pas un how-to classique. C’est en fait un super livre qui parle de comment ne rien faire est un acte fort. Prendre soin de soi, faire attention à notre attention, le droit de refuser, le devoir de refuser, du biorégionalisme et surtout beaucoup d’histoires d’oiseaux. Tant de choses que l’on ne s’attend pas à voir si on vient pour une aide à la déconnexion. Un livre bien recherché, bien écrit. On en ressort un peu changé et on a envie de se poser et de regarder. On revoit son approche de la productivité à tout prix et on respire un peu. Un traité au droit de vivre pleinement.

Our very idea of productivity is premised on the idea of producing something new, whereas we do not tend to see maintenance and care as productive in the same way

Cet essai sur medium et le talk associé sont la source de ce livre. Donc si vous ne voulez pas lire le livre, vous pouvez toujours lire cela.

Du café, beaucoup de café

café

Être à la maison, dormir peu pour nourrir Louise la nuit et occuper Tom le jour, tout ceci m’a ramené à un moment que je ne connaissais plus… Un moment où l’on dort peu. Je suis devenu malgré moi une marmotte, endormi entre 10 et minuit, levé vers 7h. Un bon 9h de sommeil en général et là, paf, confiné et on passe à des nuits entrecoupées. Je n’étais pas prêt! Mais comme en temps normal, j’avais un truc. Me lever, faire chauffer de l’eau, moudre 30g de grains de café, en déposer un pour Tom et sortir mon kalita. 450g d’eau plus tard, je déguste ce plaisir liquide. J’ai deux fournisseurs habituels Mok Coffee et The barn. J’ai testé durant le confinement un torréfacteur français, KB Coffee Roasters et j’en suis vraiment super content. Leur Kenyan est une vraie petite tuerie pour moi.

Headspace

iphone et headspace

Je médite depuis un bout de temps. C’est souvent par vagues. Je dois avouer que j’y reviens toujours car cela me permet de me recentrer. Cloé le remarque quand j’arrête trop longtemps. C’est une sorte de drogue pour moi, comme mon café du matin. Je sais que cela m’aide à être vraiment plus calme et plus présent.

Maintenant qu’on est déconfiné, ceux-ci vont continuer de m’accompagner. Ça serait bête de s’arrêter là.

J’espère que vous aussi vous aviez des choses qui vous ont aidé à supporter ce confinement! Prenez du temps pour vous, pour ceux que vous aimez et parlez de ce qui ne va pas!

Oh et pour la casquette, y’a aussi une photo

salut
journal ✧ 18 mai 2020

Pause Lecture

books

Dimanche lecture et inspiration. Je viens de recevoir un livre inspirant à souhait. Notre maison se remplit petit à petit de livres nourrissants notre changement de vie, notre ralentissement et nos projets futurs.

J’avais envie d’en partager trois qui m’ont vraiment plus ces derniers temps. Ce ne sont pas des romans mais bien des livres à laisser trainer sur une table basse, à feuilleter quand l’envie vous en prend. Entre magnifiques photos, textes inspirants et autres ressources, ces livres nous permettent de nous échapper. C’est plutôt bienvenu durant cette quarantaine.

FForest

Being, doing and making in nature

Je vous ai déjà parlé brièvement de Fforest, lors du post sur les mandalas. Ce lieu de retraite en Angleterre que nous n’avons jamais visité nous inspire.

Dans ce livre, ils célèbrent le temps passé dans la nature. Que ce soit en forêt ou à la mer. Ce bouquin est un recueil de petites activités de plein air, de l’identification d’algues au flatbread sur le feu. Les photos sont signées Finn Beales, un de mes photographes favoris, ce qui rend le feuilletage encore plus magique.

fforest

Lien du livre

Farmlife

From farm to table and new country culture

Gestalten fait partie de ces maisons d’éditions qui sort livre sur livre que je pourrais laisser trainer chez moi.

Celui-ci parle de ces nouveaux cultivateurs. Cette génération qui m’inspire tant de retour à la terre. De la terre à la table. Des portraits inspirants, des profils divers, des recettes et des photos magnifiques. Si vous connaissez une partie de nos projets, vous saurez pourquoi j’adore ce livre.

farmlife

Lien du livre

The new traditional

Heritage, craftmanship, and local identity

Cette dernière recommandation du jour est aussi la plus récente addition dans ma bibliothèque. Encore une pépite éditée par Gestalten en collaboration avec Beside. Si vous ne connaissez pas Beside, c’est en gros un des meilleurs magazines papier et en ligne pour moi. Du moins, il est 100% aligné avec ma vision de la reconnection de l’homme et la nature. Un abonnement que j’attend avec impatience et un flux RSS que je dévore.

Ce bouquin est une série de portraits à travers le monde de personnes faisant perdurer des traditions, des artisans modernes et autres. Le tout enrobé de belles photos! Faire perdurer ces traditions, se reconnecter à la nature et au passé, Je ne pouvais pas trouver mieux.

the new traditional

Lien du livre

En attendant, allez voir tout ça et partagez moi vos favoris sur 🐥 Twitter.

journal ✧ 4 mai 2020

🪓 Se chauffer, plusieurs fois

hache

Ty Lucie a deux foyers à bois. Un poêle dans le salon et une magnifique cuisinière à bois dans la cuisine. On a besoin de bûches assez souvent. Ajoutez à cela, le barbecue souvent fait au bois et un brasero pour cuire et profitez d’un petit feu dehors. Et vous obtenez un aperçu de la quantité de bûches nécessaires. Pour tout cela, un outil indispensable était une bonne hache.

Un rapide tour d’horizon et quelques demandes autour de moi et me voilà propriétaire d’une hache de chez Gränsfors Bruk (Si vous savez comment le prononcer, dites le moi). Cette Small Forest axe est une hache à tout faire. Elle permet de faire de la découpe fine et la coupe de petits arbres. Je l’utilise non stop depuis plus de deux ans.

“Que l’on me donne six heures pour couper un arbre, j’en passerai quatre à préparer ma hache.”

Disait Abraham Lincoln. Je ne suis pas de la trempe d’un ancien président. Mais au moins, je me suis rendu compte que ma hache coupait moins bien et avait besoin d’attention. Il était temps d’apprendre à mieux entretenir mon matériel. Elle le méritait bien. J’ai donc été agréablement surpris de voir les amis de Misc. Adventures sortir des épisodes IGTV axés exactement la dessus. D’habitude, ils font cela lors de workshop dans un bois près de chez eux. J’aimerais beaucoup y participer un de ces quatres.

Andrew's hands

Ma hache a quelques coups dans la lame, je vais devoir faire un peu plus que la ré-affuter. Il me faut éliminer ces coups. Andrew de Misc. Adventures a été super chouette et m’a dit qu’il allait faire un petit épisode bonus juste pour m’expliquer comment faire. Je pense ne pas être le seul dans ce cas. Bien que j’aime à le penser. Le jour même, une nouvelle petite vidéo! Il me souhaite bonne chance. Je vous dirai comment cela s’est passé.

En attendant, allez voir tout ça et dites moi ce que vous en pensez sur 🐥 Twitter ou 📸 Instagram

P.S.: Tout s’est bien passé. C’était pas simple mais je suis content pour une première.

journal ✧ 27 avril 2020

☕️ Pause café

Cloe et le café

Petite histoire toute personnelle du café

J’ai grandi en n’aimant pas le café, j’ai toujours apprécié les patisseries au moka mais pas le café lui même. Rien de bien spécial en soi. Puis comme beaucoup de jeunes, j’ai été happé par le marketing de la sirène à double queue de Starbuck. Les boissons que je commence à apprécier n’ont de café que le nom. C’était principalement des desserts sucrés. Beaucoup de chantilly, de sucre et d’arômes.

Vite, je commence à chercher où aller boire un meilleur cappuccino que ceux de Starbuck. Je vivais alors à Bruxelles. C’est là que j’ai découvert la troisième vague du café en occident. Tout cela grâce à Or Coffee. Bossant de n’importe où, je commence à y passer trop de temps. Ni une, ni deux, je finis avec un Aeropress à la maison. Un beau début. Je goûte toutes sortes de cafés, tout ce que l’on me propose dans les coffee shops de Bruxelles.

Matériel pour un bon drip maison

Pour pouvoir en boire avec Cloé, je passe au v60 de Hario. Un kit avec moulin Hario et une balance Hario, elle aussi. Depuis, j’ai testé l’espresso à la maison, le Kalita, et sans doute beaucoup trop de manières de faire mon café.

Aujourd’hui, j’utilise principalement le v60 avec maintenant un moulin de chez Baratza Virtuoso qui me suit depuis plus de 5 ans.

J’ai un kit spécial van et camping aussi. Mais cela sera sans doute pour une autre histoire. Cela a été une longue recherche pour un encombrement minimum et un café qui me satisfait quand même.

Les brûleries

Les goûts et les cafés ne se discutent pas. Après avoir goûté beaucoup de cafés d’un peu partout, j’ai mes brûleries favorites vers lesquelles je me tourne en général. Même si j’aime toujours en goûter d’autres.

J’ai longtemps eu un abonemment chez Kaffebox ou the Coffeevine. Ceux-ci m’ont permis de pouvoir goûter des tonnes de choses. J’y retourne parfois pour quelques mois.

J’ai la chance de pouvoir visiter les États-Unis grâce à mon boulot et je ramène en général quelques paquets de brûleries locales. Une liste exhaustive est possible mais peu utile. Je n’ai pas documenté tous les cafés que j’ai goûté au fil des années. Je serai néanmoins heureux de vous en parler.

Ces derniers temps, je varie entre Mok et The Barn qui sont deux valeurs sûres qui livrent rapidement. Je n’aime pas manquer de grains :) Je prend souvent un kilo du poor boy blend de Mok qui bien équilibré pour un coût moindre que les paquets de 250g que je prend en parallèle en général. J’ai longtemps favorisé les cafés éthiopiens mais ces derniers temps, mon favori est un Kenya AA.

Tout ceci nous amène à notre début de printemps 2020. Le début du beau temps me fait refaire du coldbrew maison. Chaque matin, quelques tasses de slow coffee au v60 aussi. Je me suis dit alors que partager ma recette vous aiderait sans doute.

grains
cup

Recette de Coldbrew

J’utilise, en général, la bouteille coldbrew Hario. Elle est simple et rentre bien dans mon frigo. Mais n’importe quoi peut marcher, même un filtre à café et un élastique.

  • 50g de café en grains
  • 700ml d’eau à température ambiante
  1. Moudre le café comme pour un chemex.
  2. Mettre le café dans le filtre
  3. Ajouter l’eau à la bouteille.
  4. Laisser reposer pendant environ 10h.

Pour être franc, j’ai testé entre 8 et 24h. 10-12h est le meilleur point selon moi. En général, je le fais juste avant de me coucher et retire le filtre au petit matin.

Rajoutez un glaçon à votre verre, versez le café et apprécier ce moment calme.

Recette de drip coffee au v60

Chaque matin, même rituel, je fais couler deux tasses de café pour moi et Cloé. Beaucoup de variantes dans la manière de le faire mais en général, c’est quasi la même chose chaque matin.

  • 30g de café moulu à votre préférence, entre 14 et 20 sur mon baratza.
  • 450ml d’eau chauffée entre 85C et 92C. (On suggère en général 200F, perso, je préfère l’eau moins chaude)
  1. Mouiller le filtre, cela vous évitera un goût de papier.
  2. Verser le café
  3. Verser le double de poids en eau, laisser reposer 30 secondes. (Le bloom)
  4. Ajouter de l’eau pour arriver à environ 300ml d’eau en moins d’une minute.
  5. Attendre un peu
  6. Verser ce qu’il manque calmement.
  7. Se poser
  8. Apprécier.

Voilà, vous savez tout. Quelle est votre façon de faire favorite? Votre café favori? Qu’est ce que vous voudriez savoir d’autre? Dites moi tout sur Twitter 🐥!

journal ✧ 16 avril 2020

Apprendre à la maison

Cela fait maintenant presque un mois que Tom est confiné. Comme beaucoup de petits de son âge, il a commencé à recevoir des mails pour l’apprentissage à domicile. Ses deux maitresses ont énormément d’idées et aident vraiment pour l’apprentissage. Hors des exercices de base, on a eu droit à de chouettes défis variés allant du mandala à la création d’oeuvres en utilisant ce que l’on voulait. On a eu de supers supports en ligne tel que lalilo ou Calcul@Tice. Vraiment, juste avec cela, l’école est top.

Si je devais transmettre une seule chose à mes enfants, c’est la curiosité, l’envie d’apprendre, l’envie de comprendre. Et pour cela, en ces temps nouveaux, on a commencé à trouver d’autres chouettes solutions. Histoire d’apprendre en s’amusant ou sans s’en rendre compte.

Tom aime la lecture. On a un paquet de BDs, la solution est simple. Commencez avec ce que vous avez et que vous aimez pour leur passer le goût. Il les dévore. On fait bien sûr attention au contenu. Cela complète bien le programme des CP, il apprend à lire et se retrouve à lire souvent sans même se rendre compte que c’est de l’apprentissage en plus. Pour compléter, on passait à la bibliothèque. On ne peut plus pour le moment.

On a découvert les nouveaux “c’est toujours pas sorcier”. Tom les a dévoré. On a donc pu lui faire découvrir les anciens, en diffusion libre sur Youtube! Tom découvre donc Fred, Jamy et Sabine. Quel plaisir de pouvoir les revoir.

c'est pas sorcier
c'est toujours pas sorcier

En fait, France TV a de superbes autres vidéos. Cette semaine, nous avons découvert “Baam! De l’art dans les épinards”. On a, en suite, décidé de copier les oeuvres. Tom avait choisi “La nuit étoilée” de Van Gogh. Même les parents apprennent dans ces moments-là. Cela donne de super moments d’échange.

nuit étoilée
nuit étoilée
nuit étoilée

Dans l’apprentissage imprévu, comme beaucoup, nous avons acheté Animal Crossing. Cloé et moi sommes de grands fans de la série. On y jouait à notre rencontre, on y joue toujours. Et là, vous allez me dire: “Des jeux vidéos pour les enfants, non!”. Mais en fait, j’ai appris énormément sur les poissons, insectes et fossiles dans ce jeu. Tom commence à reconnaitre les papillons du jardin grâce à ce jeu. Et pareil pour les poissons. Je vous le conseille totalement!.

Et vous, ça se passe comment chez vous? Dites le moi sur Twitter 🐥!

journal ✧ 12 avril 2020

A ne rien faire

Se poser, respirer, ralentir. Il est 8h du matin, je fais chauffer la bouilloire pour le premier café de la journée. Je mouds les grains et commence le même rituel que tous les matins. Un moment privilégié entre moi, cette bouilloire et ces grains. Des moments lents comme cela, j’essaye d’en vivre plus.

jardin

En ces temps étranges, je pense que chacun doit repenser un petit peu son quotidien. Y insérer de l’inutile, du lent et du simple. Vivre pour vivre. Ne plus vivre pour produire. Se recentrer et apprécier. Mais au final, l’ennui est la solution dans tout ça. Ne rien faire. Faire pour faire. Faire pour soi.

Vivre pour vivre

Je pense à de grands êtres du passé qui au final faisaient beaucoup mais lentement. Muir dans la Sierra, Thoreau à Walden. Et en faisant mon café le matin, je pense à eux et je ralentis, juste un petit peu. Le mix de confinement, école à la maison et mercerie nous force à ralentir, mais je suis certains qu’ils approuveraient.

Cette semaine, avec Tom, on a fait nos premiers semis. On a planté piments, courgettes et plusieurs plantes aromatiques. Un petit moment sympa sous les conseils de Cloé, c’était mes premiers semis sans être juste assistant. On verra ce que cela donne. On a aussi pris le temps de planter radis et carottes dans deux de nos carrés potagers.

jardin
jardin
jardin

Après avoir vu de plus en plus de monde faire son propre pain, dont une super recette chez Grégory, on s’y est remis aussi. C’était souvent Cloé et j’ai donc pris le temps de faire mon premier pain. Pris le temps de le pétrir à la main malgré la présence du Kitchen Aid. Mais le pain qui me fait toujours envie est au levain. J’ai donc suivi le super site de The perfect loaf pour commencer mon levain. On verra ce que cela donne.

le levain

J’ai aussi pris le temps de lire, même si mon cerveau est au ralenti un petit peu. Pris le temps de faire du café mais surtout pris le temps de perdre mon temps, pris le temps de m’ennuyer. Et cela faisait du bien.

Et vous, qu’avez vous décidé de faire autrement en ces temps? Hésite pas à venir m’en parler sur Twitter 🐥!

journal ✧ 7 avril 2020